La science de la communication m’interpelle chaque jour un peu plus.
Ainsi, tel Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir, j’aurais fait, toujours sans le savoir, à travers l’expérience initiale « Dayenoo» , du « storytelling» ?
Voilà donc le destin des précurseurs, toujours trop en avance sur leurs temps ?
Curieusement, la question que je me suis posée dernièrement fait aujourd’hui partie des préoccupations de tout bon décideur ? A savoir, le rapport au temps !
Ce vingtième siècle, même toute la modernité, nous avaient habitués à une certaine approche de l’Histoire : des faits, des dates !
Plus le temps passe, plus la modernité se déconstruit, et plus il est évident, en bonne intelligence, que ce sont en fait le mouvement, la vie des idées, qui sont en fait fondamentaux.
Pragmatiquement, celui qui ne saura pas raconter des histoires, faire rêver sur les évenements, n’aura rien compris, ni à l’époque, ni à l’Histoire qui se construit.
Ainsi une histoire antique ou Biblique devient bien plus efficacement évocatrice que tous les journaux de vingt heures devant la table familliale.
Voyez vous, je ne suis pas persuadé que le livre « Dayenoo!» rencontrera son public. Par contre, le symbole d’une histoire sur un vecteur ultra-moderne qui plus est se construit quotidiennement m’est autrement plus motivante.
J’y retrouve ce temps béni où je racontais des histoires aux enfants, où curieusement, je construisais déjà une époque.
C’était le temps d’un « minimum commun» , d’une subjectivité nécessaire, de la construction d’une objectvité.
Cette nouvelle ère est de nouveau à construire et je me demande si je ne vais finalement pas retrouver, dans cette ultra/anti-modernité, mes vieux réflèxes.